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Le protocole de Kyoto
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Le protocole de Kyoto

Le Protocole signé en 1997 par 180 pays, et entré en vigueur en 2005, est le premier outil pour la réduction des gaz à effets de serre. Il fixe des objectifs précis en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à 38 pays industrialisés. Le protocole stipule qu’entre 2008 et 2012, ces émissions devront baisser jusqu’à un niveau moyen inférieur de 5,2 à ce qu’il était en 1990, avec des objectifs variables selon les pays : - 8 % pour l’UE, - 7 % pour les USA, - 6 % pour le Japon et le Canada. Les pays en développement ont une obligation d’inventaire de leurs émissions.

La mise en oeuvre du protocole se heurte néanmoins à des obstacles politiques et économiques, le premier étant le refus des Etats-Unis de le ratifier : Les Etats-Unis ne représentent que 4 % de la population mondiale, mais sont responsables de 25 % des émissions de dioxyde de carbone.

A chacun des 38 pays est alloué un quota annuel d’émissions. Le Protocole de Kyoto a créé, pour réduire les coûts liés à la mise en œuvre des engagements souscrits, des mécanismes dits « de flexibilité tel que le Mécanisme de Développement Propre (MDP) ».

Le Mécanisme de Développement Propre (MDP)
Le MDP permet aux gouvernements ou aux entreprises des pays industrialisés de financer des projets de réduction d’émission de gaz à effet de serre dans des pays en développement, et de bénéficier en échange de crédits carbone. L’investisseur peut ensuite déduire ces crédits carbone de ses obligations de réduction, ou les vendre sur le marché. Le MDP est le seul mécanisme du Protocole qui touche directement aux relations Nord / Sud, avec un objectif double : pour les pays industrialisés, réduire le coût de la mise en œuvre de leurs engagements de réduction en finançant des projets moins coûteux dans les PED, pour les PED, accueillir des projets qui contribuent à leur développement durable.

La compensation carbone
Sans se substituer aux mesures de réduction des émissions de gaz à effets de serre, le mécanisme de compensation volontaire est un outil complémentaire de lutte contre le réchauffement climatique. La compensation carbone consiste pour une administration, une entreprise, ou un particulier à mesurer les émissions de dioxyde de carbone générées par une activité, puis à financer un projet (reboisement, énergie renouvelable, économie d’énergie) qui permettra de réduire les émissions ou séquestrer le même volume de CO2 en un autre lieu.

Dans le cadre du volontariat, la compensation volontaire vise le recours à ce dispositif par des acteurs qui ne sont pas soumis à une contrainte réglementaire de réduction de leurs émissions, ou qui veulent aller au-delà de leurs obligations.